Fermer
Blog de l'équipe municipale d'opposition Guidel Qualité & Démocratie
-
Finances Personnelles > Immobilier > Actualité
Rénover des sites touristiques et les céder " par maison " à des investisseurs privés tout en continuant de les exploiter, telle est la stratégie de Belambra vvf, le n°1 des clubs de vacances. A terme cet acteur touristique prévoit de consacrer 200 millions d'euros pour la rénovation de son parc composé d'une soixantaine de sites, afin de monter sensiblement en gamme et d'étendre son marché au niveau européen.
" La rénovation de la cinquantaine de sites construits dans les années 1960-1970 sur des emplacements de grande qualité concerne notamment l'équipement et la décoration des logements, la création de piscines, l'intégration du bâti dans l'environnement, les espaces paysagés, l'utilisation des énergies renouvelables " souligne Patrick Illiano, directeur général de VVF Développement, filiale d'ingénierie et de portage immobilier développant notamment le savoir-faire du groupe en matière de transformation et de valorisation des sites touristiques existants.
Précurseur sur son marché, ce groupe exploite des clubs de vacances implantés en bord de mer les pieds dans l'eau ou au coeur des stations à la montagne. VVF Développement conserve les parties communes. Les particuliers achètent les parties privatives constituées par les logements.
En fonction de la localisation géographique du club de vacances, l'échelle des prix de vente au mètre carré est assez large. Il faut compter autour de 3.000 euros pour un programme situé à Orcières (Hautes Alpes), mais débourser jusqu'à 6.700 euros pour une opération à Saint-Raphaël (Var). Bien rôdés, ces produits démarrent à 53.000 euros l'unité pour grimper à 255.000 euros. En Haute-Corse par exemple, les bungalows du club Lozari, situé à Belgodère-Palasca s'affiche à partir de 118.955 euros HT (hors frais d'acquisition notariés). Ce club est exploité par Belambra vvf, qui garantit une rentabilité de 5,20% HT au travers d'un bail commercial d'une première période ferme de onze ans. A la différence d'autres formules dans l'immobilier de loisirs, cette acquisition ne procure aucun droit d'occupation à l'investisseur.
Certes les niches fiscales du LMNP ou du LMP pourraient être revues et corrigées. Mais réaliser ce type d'investissement avec un tel exploitant s'inscrit avant tout d'une démarche patrimoniale, l'avantage fiscal n'étant qu'un plus. Comme le particulier achète un bien meublé et déjà en exploitation, il relève des revenus BIC.
Grâce à ce régime, le particuliers peut pratiquer des amortissements ce qui lui permet de gommer en partie les revenus de l'opération. Deux cas de figure peuvent se présenter :
Si son chiffre d'affaires est inférieur à 23.000 euros par an, il sera sous le statut du LMNP (loueur en meuble non
professionnel) : les déficits de l'opération seront imputés sur les revenus de même nature.
Si son chiffre d'affaires est supérieur à 23.000 euros par an, il sera sous le statut du LMP (loueur en meublé professionnel) et
les déficits de l'opération seront reportés sur son revenu global. Le fait que le club soit déjà en exploitation permet l'accès au statut du loueur en meublé professionnel dès l'année
2008. Une différence de taille par rapport aux biens vendus en VEFA (vente en futur d'achèvement) où il faut attendre la livraison de l'opération immobilière pour commencer à
défiscaliser.
S'agissant de bien(s) rénové(s), il achète en droits d'enregistrement et récupèrent la quote-part de la TVA sur les travaux et sur le mobilier. Dans les deux cas, l'acquéreur loue son bien à la société d'exploitation qui le sous-loue meublé en fournissant les prestations hôtelières.
La gestion est assurée par Belambra VVF, dont le capital est contrôlé à hauteur de 55% par Finama Acto (filiale de Groupama) et de 40% par la Caisse de Dépôts et de Consignations. Ayant réalisé un volume d'affaires de près de 155 millions d'euros en 2007, cet acteur majeur de l'hébergement touristique français, est détenu par des actionnaires solides, ce qui sécurise l'investissement.
Location
meublée : choisir le bon statut
VVF Vacances devient Belambra VVF
Publié le 09/10/2008 à 17h18 dans Presse